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L’Homme, ce génial sorcier, reste un apprenti !

 

La chimie, c’est la vie, aimait dire un de mes mentors. Il avait raison. La soupe originelle, il y a 4 milliards d’années, était un mélange de gaz (hydrogène, méthane et ammoniac), d’eau et d’étincelles.

La chimie nous nourrit, la chimie nous habille, la chimie nous sauve la vie. La chimie, ce sont aussi les anti-inflammatoires, les antidouleurs, les anticancers. Le pain et le vin naissent d’une réaction chimique ! La chimie est même indispensable au journal, pour que l’encre noire fasse sens sur le blanc ou que la cellule de l’écran, traversée d’électricité, fasse naître des mots. Grâce aux progrès de la puissance de calcul informatique, on peut maintenant prédire les vertus d’une molécule avant d’en avoir synthétisé la moindre once.

Anticiper les dangers

Mais ce serait encore mieux si l’on imposait en même temps d’en anticiper les dangers. Croyant que la nature première saurait absorber les quantités de substances de synthèse sans limites, l’Homme a largement répandu les fruits de son inventivité sur le Globe. Souvent sans mesurer les effets à long terme qu’il pouvait induire sur son environnement, comme un adolescent qui jamais ne rangerait sa chambre, ni n’évacuerait les canettes de bière et les boîtes de pizza.

Si la myxomatose a effectivement permis de lutter contre la multiplication des lapins introduits (trop vite et sans réfléchir) en Australie, elle a ensuite colonisé le reste de la planète.

Quand on songe que les engrais ont permis de nourrir des millions d’humains sur la planète, il faut aussi penser à l’épuisement des sols qu’ils induisent. Et se souvenir des 15.000 morts et des 250.000 personnes intoxiquées et blessées de Bhopal en 1987. Ils ont subi et subissent encore dans leur chair problèmes ophtalmologiques, troubles respiratoires chroniques, troubles neurologiques, troubles gynécologiques ou augmentation du nombre des cancers.

Or, s’il faut en croire les sages du Conseil supérieur de la santé qui publient aujourd’hui un rapport accablant, c’est précisément à ce type de conséquences que nous mène l’exposition à des dizaines de substances répertoriées dans les 145.297 identifiées par l’Union européenne comme potentiels perturbateurs endocriniens. Dont un pour cent seulement a été jaugé.

 FRÉDÉRIC SOUMOIS

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